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Sols et changements climatiques

La respiration du sol  |  Les services écosystémiques rendus
par les sols
  |  La vulnérabilité des écosystèmes

La respiration du sol

Tout irait bien si ces compartiments étaient isolés les uns des autres ! Mais, ces compartiments imposants échangent en permanence du carbone.
Ainsi la végétation retire annuellement et globalement de l’atmosphère environ 120 Gt de C via la photosynthèse, soit plus d’un atome de carbone atmosphérique sur 6. Mais dans le même temps, les plantes respirent et rendent à l’atmosphère environ la moitié de ce qu’elles ont retiré. Le reste retourne lui aussi presque entièrement dans l’atmosphère selon un processus appelé la « respiration du sol ». En fait sous ce terme de « respiration du sol » deux principaux processus sont réunis : la respiration autotrophe racinaire et la respiration hétérotrophe qui domine le plus souvent. Au final, actuellement, la photosynthèse est légèrement supérieure à la respiration des plantes et du sol c'est-à-dire que les écosystèmes terrestres retirent du CO2 de l’atmosphère. Ce puits de carbone est de l’ordre de 1à 1,5 Gt de C par an — ce qui permet de freiner l’augmentation annuelle de CO2 dans l’atmosphère — une partie des rejets de CO2 dus aux activités humaines est ainsi absorbée par les océans et par les écosystèmes terrestres.

photosynthèse

Le carbone retiré de l’atmosphère par les plantes (parfois il est dit que ce carbone est « séquestré », puisque retiré pour un temps relativement long) se retrouve stocké dans les sols sous la forme de matière organique plus ou moins évoluée.
Il apparaît donc que les modes de gestion des sols, qui permettent de préserver le carbone dans les sols, sont primordiaux pour le contrôle de la composition atmosphérique. Des modifications d’usage des terres et des pratiques agricoles inadaptées peuvent conduire à une libération nette de carbone des sols dans l’atmosphère, aggravant les problèmes liés aux gaz à effet de serre.
En revanche, les mesures ayant pour résultat des augmentations de contenu de carbone peuvent contribuer à l’atténuation des changements climatiques. En outre le maintien voire l’augmentation du carbone organique est primordial pour une gestion agronomique durable et la prévention ou la récupération des terres agricoles dégradées et donc le maintien de la sécurité alimentaire.