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Les sols, des milieux vivants très fragiles

Mieux utiliser les sols

Les recherches de l'IRD et de ses partenaires


L'exemple du front pionnier d'Amazonie orientale

 

Nos études de localités du front pionnier d’Amazonie orientale montrent que la mise en culture des exploitations ne tient pas compte, le plus souvent, de la diversité du sol. Celle-ci est découverte progressivement par les agriculteurs. La dynamique de transformation en « tout-pâturage » semble davantage déterminée par le contexte socio-économique que par les potentialités du milieu physique.
 
A l’échelle régionale, pour donner aux agriculteurs les mêmes chances de réussite, la localisation et l’aire des lots attribués devrait tenir compte de l’hétérogénéité du milieu physique. A l’échelle de l’exploitation, la recherche d’alternatives au modèle dominant de mise en valeur, en particulier l’introduction de cultures pérennes, devrait considérer les potentialités variables du milieu, dans l’espace, et dans le temps en fonction des pratiques.  La variation du sol au sein d’une exploitation d’une cinquantaine d’hectares est importante. La profondeur et le degré d’hydromorphie des sols sont deux critères essentiels de leur aptitude culturale, puisque les conditions d'enracinement des cultures, de drainage de l’eau excédentaire et de rétention de l’eau utilisable par les plantes en dépendent.

Les agriculteurs tirent souvent parti des zones de bas-fonds restant humides en saison sèche, en y implantant une graminée tolérant l’excès d’eau en saison des pluies. Les sols les plus argileux, qui sont aussi les plus profonds, et les mieux drainés en conditions naturelles, se compactent dans les pâturages et sont pour cette raison peu appréciés, alors qu'ils seraient adaptés à des cultures fruitières pérennes.

 

Paysage de front pionnier amazonien