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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Les colosses d'Équateur

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La ville de Quito et le Guagua Pichincha

Depuis au moins 10 000 ans, le Guagua Pichincha émet épisodiquement des magmas visqueux avec une période de retour de 400 à 500 ans. Cette activité est matérialisée par des niveaux de cendres et de lapillis (fragments de taille centimétrique) de ponces que l'on retrouve dans le sous-sol de Quito. La dernière éruption ayant abouti à de tels dépôts remonte à l'an 1660 ; elle s'est terminée par la montée d'un dôme obstruant le cratère. Vers l'Ouest, le Guagua Pichincha émet aussi des coulées pyroclastiques (nuées ardentes); enfin, des coulées de boue consécutives à la remobilisation par les pluies de ces produits meubles, sont susceptibles de se former sur toutes les basses pentes du volcan après chaque éruption.

Depuis 1980, une augmentation progressive de l'activité fumerollienne et des explosions phréatiques, dues à la vaporisation de l'eau par la chaleur dégagée par le volcan, a été produite en relation avec une activité sismique. Après 338 années de repos, l'activité s'est brusquement intensifiée pour aboutir à une éruption impliquant du magma en septembre 1999. À cette époque, avec 2000 à 3000 séismes par jour, l'activité sismique, surveillée par une dizaine de stations sismologiques, atteignait un niveau maximum. Trois fortes explosions (les 26/09, 05 et 07/10) ont en partie détruit le dôme de 1660, ouvrant à chaque fois un cratère immédiatement occupé par une aiguille de magma frais. Des nuées ardentes suivies de coulées de boue ont occupé le fond de la vallée du rio Cristal. Simultanément, des lapillis ponceux de 5 cm de dimension maximale et de la cendre sont retombés principalement autour du sommet et sur la zone sud-ouest du volcan jusqu'à des distances de 12 km.

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